prévenir les infections urinaires récurrentes

Éviter les infections urinaires

Suivez ces conseils pour prévenir le risque d’infections urinaires.

Buvez suffisamment

Nous avons tous besoin de boire suffisamment d’eau pour assurer le bon fonctionnement de nos reins. La quantité journalière recommandée est celle qui permet d’assurer une production d’urine d’environ 1,5 à 2 litres. Cependant ces recommandations peuvent varier d'une personne à l'autre. Consultez votre médecin pour savoir quelle quantité d'eau boire.

Pourquoi ? Boire de l’eau qu’on retrouve aussi dans la soupe, les légumes qu’on mange, la tisane, le thé, etc… augmente la production d'urine et permet de chasser les bactéries avec les urines.

Astuce : la meilleure façon de savoir si on n’a pas bu assez c’est quand notre urine est foncée (très jaune), ça veut dire qu’on est déshydraté. Quand notre urine est limpide, c’est qu’on boit suffisamment.

Videz votre vessie complètement et aussi souvent que votre médecin vous le recommande.

Pourquoi ? Le fait de vider complètement et régulièrement sa vessie réduit la stagnation des urines. A chaque fois que vous vous sondez, vous éliminez l'urine présente dans votre vessie ainsi que les bactéries qui pourraient y proliférer. Plus vous vous sonderez à la bonne fréquence, 4 à 6 fois par jour en moyenne, moins vous risquerez de vous infecter.

Astuce : de temps en temps, vous pouvez mesurer la quantité d'urine que vous éliminez. Le but est de maintenir le volume d'urine évacuée autour de 400 ml. Si le volume d'urine évacué lors du sondage est plus important, se sonder plus souvent.

Veillez à avoir une bonne hygiène personnelle

N'oubliez pas de vous laver les mains avant de vous sonder. Pensez aussi à faire une toilette intime quotidienne. 
Par contre, il est inutile de pratiquer une toilette intime avant chaque sondage. Et il est déconseillé d’utiliser un antiseptique ou un désinfectant.

Pourquoi ? L’usage de désinfectant ou d’antiseptique favorise la sélection de bactéries résistantes.

Luttez contre la constipation

La constipation chronique, par la stagnation des matières fécales dans le gros intestin et la pullulation bactérienne qui en résulte, et de par l’interaction réciproque entre la vessie et le côlon, peut favoriser les infections urinaires et doit donc être traitée. Il est conseillé de boire suffisamment, de consommer régulièrement des fruits et légumes et de pratiquer si possible une activité physique pour lutter contre la constipation. Si la constipation persiste, consultez votre médecin pour un traitement adapté (laxatifs pour ramollir les selles ; lavements et manœuvres digitales pour aider à évacuer).

Pas d’automédication, si soupçon d’infection urinaire.

En cas d’infection urinaire : ne pas prendre un antibiotique que vous avez dans vos tiroirs, il n’est peut-être pas efficace contre la bactérie responsable de votre infection. Il est conseillé de faire un ECBU au préalable pour confirmer le diagnostic mais aussi pour réaliser un antibiogramme (on teste les antibiotiques qui sont efficaces /marchent sur les bactéries) et connaitre ainsi quels sont les antibiotiques efficaces sur le germe trouvé.

Veuillez respecter les doses et la durée du traitement antibiotique prescrit par votre médecin, car si vous ne terminez pas votre traitement, vous risquez de laisser se reproduire dans votre vessie les bactéries les plus résistantes et de voir l’infection urinaire réapparaître.

Le suivi

Une visite régulière chez votre spécialiste (au rythme qui vous convient), avec les examens complémentaires qu’il vous prescrira, permet de vérifier l’efficacité du traitement médicamenteux (type les anticholinergiques, si l’on a une hyperactivité vésicale) et l’absence de complications dans l’appareil urinaire.

A titre d’exemples : Si votre vessie se contracte trop, l’urine risque de remonter dans les reins, c’est un facteur de risque d’infection.
Si vous avez un calcul dans les voies urinaires, l’urine risque de stagner, c’est un facteur de risque d’infection, etc...
Il est donc indispensable de se faire suivre par un spécialiste.

Les Laboratoires Coloplast remercient les experts ci-dessous pour leur contribution à la rédaction de cet article :
Pr G. Amarenco, Médecin de médecine Physique et Réadaptation à l’hôpital Tenon, Paris.
Pr P. Denys, Médecin de médecine Physique et Réadaptation à l’hôpital Raymond Poincaré, Garches.
Pr X. Gamé, Chirurgien Urologue à l’hôpital Rangueuil, Toulouse.
Dr J.M. Soler, Médecin MPR au Centre de rééducation fonctionnelle Cap Peyrefitte, Cerbères.

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